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BLABLA D’EXPATS : EN FAMILLE À BANGKOK

26/09/2020

Ecla
Polaroid
Polaroid

Hello les warungers ! Aujourd’hui on vous parle de Bangkok dans un nouveau type d’article.
 
Chaque expérience de voyage est différente et on l’a bien compris. C’est pour cela qu’on a décidé de parler de VOS expériences dans « les blablas d’expats ».
 
Pour notre premier blabla, on a interviewé Greg, 27 ans, expatriés en famille à Bangkok depuis un an et demi avec sa compagne. Il nous raconte à travers cette interview les différentes étapes qu’il a traversées et les moments de bonheur qu’il a rencontrés.
De son arrivée pleine d’appréhension dans la géante Bangkok à la naissance de son premier enfant, découvrez son témoignage passionnant !

AVANT DE PARTIR

Une petite présentation ?

Greg 27 ans, travaille dans une entreprise de production et distribution de parfums à Bangkok depuis plus d’un an.

Pourquoi être parti ?

D’abord pour sortir de ma zone de confort, une grosse envie de découvertes et d’aventures.
Mais aussi pour le solide challenge professionnel qui se présentait à moi avec des missions et des responsabilités difficilement atteignables en France à 25 ans.

Puis enfin pour un meilleur confort et niveau de vie.

Aviez-vous des appréhensions ? Lesquelles et comment les avez-vous surmontées ?
 
J’avais beaucoup d’appréhension oui ! Je n’étais jamais allé en Asie donc c’était totalement inconnu pour moi.
J’avais peur de la barrière de la langue, j’avais l’habitude de travailler en anglais mais je me suis rendu compte ici que ce serait difficile au quotidien. J’ai dû prendre des cours de thaï, ce qui était aussi un gros challenge puisque c’est une langue qui n’a rien à voir avec la nôtre.

Je craignais aussi l’éloignement, d’être loin de l’Europe et ne pas pouvoir voir la famille facilement.

Pour résumer c’était une peur de l’inconnu mais qui s’efface rapidement une fois sur place, car on est bien reçus. Si certaines choses manquent, on trouve d’autres choses qui permettent d’avoir un équilibre au final.

EN ARRIVANT

Comment s’est passé votre arrivée ?

Avant d’emménager pour de bon à Bangkok, j’ai eu la chance de réaliser deux séjours d’une semaine chacun qui m’ont permis de mieux appréhender le tout.
L’entreprise pour laquelle je travaille m’a mis dans de bonnes conditions. Ces « échantillons » de vie à Bangkok m’ont permis de mieux anticiper et designer ce qui allait devenir mon quotidien.
Au début j’ai été freiné par plusieurs choses : le monde, la taille de la ville, les routes compliqués. Il faut dire que je suis arrivé début Février quand tout est très pollué et que tous les touristes sont là.
C’était déroutant au départ mais je me suis rendu compte qu’ici on a vraiment la possibilité de créer un cadre de vie qui nous est propre.
On peut choisir sa vie selon ses attentes et ses préférences, pour moi une résidence avec espaces verts…

Qu’avez-vous pensé de la gastronomie thaïe ?

Vu l’ampleur de ce hub, Bangkok est une ville où il y a beaucoup d’import et d’export. On peut donc manger de tout. On peut retrouver la nourriture européenne assez facilement dans de très bons restaurants, mais aussi beaucoup de thaïe food.

La street food ici est prédominantes dans chaque coin de rue. On ne peut pas craindre la faim en Thaïlande, les prix sont très bas, tout est très bons, c’est fantastique, il y en a pour tous les goûts. Que l’on soit végétarien, végan ou autre on trouvera toujours de quoi manger bien et peu cher.
J’aime beaucoup ça, je m’y suis fait très vite. Par contre les épices peuvent être parfois assez fortes, il faut y être préparé.

On en trouve vraiment pour tous les prix, de 3 à 300€.  Les plats à 3€ sont aussi bons que ceux à 300. C’est quelque chose de vraiment sympa.

J’ai pu goûter de tout : mexicain, indien, européen, brésilien… on trouve de tout à tous les prix et tous les niveaux de qualités.

PENDANT

Qu’est-ce qui vous a le plus plu dans votre nouvelle vie ?

Bangkok c’est une ville où il y a très peu de chômage. Le salaire minimum est d’environ 400€ par mois. Les emplois sont très tournés vers le service, beaucoup de métiers sont dans le manuel. J’ai découvert tout un tas de métiers ici que je n’étais pas habitué à voir en France.

Je respecte vraiment ce pays et tous ces emplois. Le niveau de vie relativement bas permet de créer ces emplois car il ne coûte pas énormément pour les prestataires de service.

Par exemple dans ma résidence, on a un réceptionniste, une personne dédiée aux courriers ou aux invités. C’est assez impressionnant de vivre dans ces conditions. Dans les restaurants par exemple on trouve énormément de serveurs, on est bien servis sans trop d’attente ou autre.
Avoir accès à ce type de prestations rend la vie plus facile et appréciable pour les expatriés car le niveau de service est vraiment incomparable. C’est un énorme confort.

Pour la petite anecdote, dans certains centre commerciaux ou hôtels, des employés sont dédiés à l’ascenseur, leur rôle est d’appuyer sur les boutons pour les usagers, c’est assez déconnecté de ce dont on a l’habitude mais içi, c’est un métier comme un autre.

A l’inverse, qu’est-ce que vous n’avez pas trop apprécié ?

L’aspect écologique est un gros point négatif de la vie ici. Certaines choses n’ont pas bougé depuis bien plusieurs dizaines d’années. On voit certaines automobiles, camions ou bus qui roulent et polluent énormément. Il y a également beaucoup de plastiques et de déchets.
C’est une corde sensible ici et un point sur lequel tout le monde devrait se pencher.

Quelques mesures se mettent en place mais il faudrait approfondir tout cela et sensibiliser d’avantage les gens.

Quel sont vos lieux favoris en Thaïlande ? Et à Bangkok ?

En Thaïlande, je dirais, certaines îles du sud comme Koh Samui ou encore Koh Phiphi. Ces îles me font beaucoup penser à mon île d’origine, la Martinique. J’apprécie de voyager et de retrouver cet aspect là-bas.

J’aime aussi beaucoup le nord de la Thaïlande que j’ai eu l’occasion de découvrir lors d’un road trip à moto. Les paysages sont très variés entre le nord et le sud.

Et à Bangkok, j’aime beaucoup les parcs, il y en a beaucoup et ils sont vraiment beaux. Mais ce que je préfère c’est vraiment les restaurants, il y en a de très beaux en roof top, de jour comme de nuit être perché à plus de 70 étages c’est assez impressionnant. Je pense que c’est vraiment le truc à faire ici.

Je pense aussi aux marchés, ici il y en a à tous les coins de rues. Le plus grand, Chattuchak, reste un de mes lieux favoris. Je pense que tout ce qui existe dans le monde se trouve dans ce marché ! En termes de service, d’objets, d’animaux, de végétations, textiles, mobilier ou autre, il y a vraiment tout.

VIE DE FAMILLE

Je suis venu avec ma compagne en Thaïlande il y a un an et demi et pour la petite anecdote nous avons eu notre premier enfant ici en Thaïlande. C’était une expérience formidable et incomparable avec la France. On a fait la moitié de la grossesse en France et la fin ici.
Le niveau de service était dingue dans l’hôpital privé où nous étions.

La Thaïlande est un pays fait pour la vie de famille, tout est fait pour les enfants ici. On trouve beaucoup d’écoles internationales, c’est très agréable.

On se retrouve dans tout type d’activités. Personnellement je fais du rugby, j’en ai beaucoup fait en France et je ne me voyais pas arrêter ici ! On ne le sait pas mais il y a beaucoup de rugby en Thaïlande, j’ai pu trouver un club et continuer ma passion.
Quant à ma compagne, elle fait de l’équitation et il y a aussi des centres équestres ici.

C’est un très bon point pour les familles, tout s’enchaîne assez facilement, on vit et on découvre beaucoup de choses. Avec un enfant la vie est ultra facile, ici on peut avoir une nounou à domicile qui nous aide sur plusieurs aspects du quotidien pour le même prix que ce que nous couterait une crèche en France.

Cette qualité de vie a aussi un prix, pour les écoles par exemple on compte une dizaine de milliers d’euros par année et par enfant.

Pour finir je dirai que même en étant loin de l’Europe on se sent à notre aise. L’ambassade, la chambre des commerces et les associations de français organisent beaucoup d’événements entre français.
Pour avoir été expatrié dans un autre pays ailleurs, je n’avais jamais rencontré autant de français qu’ici. Il y a une forte entraide, on rencontre beaucoup de monde, on se conseille et on se soutient les uns les autres.

APRÈS

Souhaitez-vous y rester ou revenir vivre en France ?

Oui mais quand ? Je ne sais pas. Est-ce qu’il y aura d’autres pays d’ici là ? Sûrement.  Goûter à l’expatriation c’est que du bonheur mais ça fait grandir le désir de découvrir d’autres endroits. Aujourd’hui on a une forte envie de découvrird’autres pays mais toujours en rentrant en France de temps en temps car la famille et les amis sont importants pour nous.

CONSEILS

 Vous donneriez quels conseils à un ami qui doit passer deux semaines en Thaïlande ?

L’itinéraire type que je conseillerais à un ami c’est de commencer par le Nord du pays.
C’est très dépaysant. À Chiang Maï on voit beaucoup de voyageurs, des tour operators organisent de nombreux road trip à moto ou autre. Il y a aussi des fermes à éléphants à voir.

Ensuite, je sais que beaucoup ratent Bangkok et ne s’y arrêtent pas alors qu’il y a une histoire incroyable ici. Certaines rues et certains bâtiments n’ont pas bougé depuis plus de 100 ans, c’est vraiment particulier. Sans y rester une semaine, je dirai qu’il faut y passer au moins 4 jours pour s’imprégner de la culture profonde, de la street food, des petits bars, des marchés food ou matériel comme chattuchack, sans oublier un tour en tuktuk et un dîner en roof top.

Un conseil pour ceux qui pourraient appréhender la vie à l’étranger ?

Foncez, seul ou en famille. On est loin d’être perdu ici, le réseau d’expatriés est énorme. Chacun peut trouver son équilibre, que ce soit en en termes de logement, d’activités ou autre. On trouvera forcément ce qu’on aime.

Un dernier mot ?

Le grand apprentissage que j’ai reçu ici c’est carpe diem. Ne pas trop se soucier d’après et profiter de l’instant, de la chance qu’on a. La vie ici est légère, chacun vit très librement, tout le monde se respecte beaucoup. Il y a un gros niveau de sécurité, de bonne conduite, c’est très sain de vivre ici. Rien n’est oppressant.

“En deux mots, Bangkok, c’est une vie de légèreté et de simplicité, il n’y a rien de mieux pour le corps et l’esprit.”

Romarin